La Révolution française (1789-1799) : Quand le peuple renversa le roi
La révolte qui changea la France et le monde.
Introduction : Le grand bouleversement
Le 14 juillet 1789, une foule parisienne prit d’assaut la Bastille, une forteresse symbole de l’arbitraire royal. Cet événement, devenu mythique, marqua le début de la Révolution française, une période de 10 ans (1789-1799) qui bouleversa la France et transforma l’Europe.
La Révolution française ne fut pas seulement un changement de régime politique. Ce fut une rupture civilisationnelle qui marqua :
- La fin de la monarchie absolue en France.
- La naissance des idées modernes de démocratie, de nation et de citoyenneté.
- L’essor des nationalismes en Europe.
- L’inspiration des révolutions dans le monde entier (Haïti, Amérique latine, Europe).
Comme l’écrivit l’historien Georges Lefebvre :
« La Révolution française fut un tremblement de terre qui ébranla tout l’édifice de l’Ancien Régime. »
Contexte historique : La France à la veille de la révolution
Une société en crise : l’Ancien Régime
À la fin du XVIIIe siècle, la France était une monarchie absolue dirigée par Louis XVI (roi depuis 1774). La société était divisée en trois ordres :
| Ordre | Population | Privilèges | obligations |
|---|---|---|---|
| Clergé (1er ordre) | ~100 000 personnes | Exemption d’impôts, dîme, propriétés terriennes | Prier pour le salut des âmes |
| Noblesse (2e ordre) | ~400 000 personnes | Exemption d’impôts, droits seigneuriaux, hautes fonctions | Servir le roi (armée, administration) |
| Tiers État (3e ordre) | ~25 millions de personnes | Payer des impôts, pas de droits politiques | Travailler et nourrir les autres |
Les inégalités étaient criantes :
- Le Tiers État (98% de la population) payait la quasi-totalité des impôts (taille, gabelle, corvée).
- La noblesse et le clergé possédaient 30% des terres mais ne payaient presque aucun impôt.
- Le roi (Louis XVI) et la reine (Marie-Antoinette) vivaient dans le luxe à Versailles, tandis que le peuple mourrait de faim.
Les causes économiques de la crise
1. La dette colossale de l’État :
- Les guerres coûteuses (guerre de Sept Ans, guerre d’Indépendance américaine) avaient vidé les caisses de l’État.
- 50% du budget était consacré au remboursement des intérêts de la dette.
- Le déficit budgétaire était de 8 milliards de livres en 1789.
2. Les mauvaises récoltes :
- 1788-1789 : Sécheresse et grêle → récoltes désastreuses.
- Le prix du pain (aliment de base) doubla entre 1788 et 1789.
- Famines dans plusieurs régions (notamment en Bretagne et en Provence).
3. Le système fiscal injust :
- Le Tiers État payait des impôts indirects (sur le sel, le tabac, etc.) qui pesait lourdement sur les plus pauvres.
- La noblesse et le clergé étaient exemptés de la plupart des impôts.
Les causes sociales et politiques
1. La montée des idées des Lumières :
- Des philosophes comme Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot critiquaient l’absolutisme et les privilèges.
- Leurs idées se répandirent grâce aux livres, journaux et salons.
- La Remix des idées :
- Voltaire : Critique de l’Église et de l’intolérance.
- Rousseau : Souvereignet du peuple (“Le Contrat social”).
- Montesquieu : Séparation des pouvoirs (“De l’esprit des lois”).
2. L’échec des réformes :
- Turgot (contrôleur général des finances) tenta des réformes (libéralisation économique), mais fut renvoyé en 1776.
- Necker (ministre des Finances) publia le budget de l’État (1781), révélant les dépenses excessives de la cour, mais fut aussi renvoyé en 1781.
- Calonne et Brienne proposèrent des réformes fiscales, mais se heurtèrent à l’opposition de la noblesse.
3. La convocation des États généraux :
- Août 1788 : Face à la crise financière, Louis XVI convoqua les États généraux pour trouver de nouvelles sources de revenus.
- 8 août 1788 : Ordonnance de convocation des États généraux pour le 1er mai 1789.
- Problème : Les États généraux n’avaient pas été réunis depuis 1614 !
Le tournant : 1789, l’année de la révolution
Les États généraux (5 mai 1789)
Le 5 mai 1789, les États généraux s’ouvrirent à Versailles dans la salle des Menus-Plaisirs.
Le conflit des ordres :
- Le Tiers État (représenté par 600 députés, dont Mirabeau, Sieyès, Robespierre) demanda le vote par tête (et non par ordre), ce qui lui donnerait une majorité écrasante.
- Le clergé et la noblesse (chacun avec 300 députés) refusèrent.
- 5 juin 1789 : Le Tiers État se déclara Assemblée nationale (sous l’impulsion de Sieyès et avec l’appui de Mirabeau et Robespierre).
Le serment du Jeu de Paume (20 juin 1789) :
- Le 20 juin 1789, les députés du Tiers État, exclus de la salle des séances, se réunirent dans une salle de jeu de paume à Versailles.
- Ils jurèrent de ne pas se séparer avant d’avoir donné à la France une constitution.
« Nous jurons de ne jamais nous séparer et de nous rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et consolidée sur des fondements solides. »
27 juin 1789 : Louis XVI cédât et ordonna la fusion des trois ordres → naissance de l’Assemblée nationale constituante.
La prise de la Bastille (14 juillet 1789)
Pourquoi la Bastille ?
- La Bastille était une forteresse construite au XIVe siècle pour protéger Paris.
- Au XVIIIe siècle, elle était une prison d’État (où étaient enfermés des prisonniers politiques, comme Voltaire et Marat).
- Symboliquement, elle représentait l’arbitraire royal et l’oppression de la monarchie.
Les événements du 14 juillet :
- 12 juillet 1789 : Le roi renvoya Necker (ministre populaire), provoquant des émeutes à Paris.
- 13 juillet 1789 : Le peuple pilla les armureries pour se procurer des armes.
- 14 juillet 1789 : Une foule de 600 à 1 000 personnes se rassembla devant la Bastille pour y chercher des armes et des munitions.
- Vers 15h : Après des négociations tendues, la foule pritched à l’assaut de la forteresse.
- 17h : La Bastille tomba entre les mains des émeutiers.
- Bilan : 7 victimes (dont le gouverneur de Launay, qui fut lynché).
- 7 prisonniers furent libérés (dont 4 faussaires et 1 noble fou).
Conséquences :
- Symbolique : La prise de la Bastille deviendra le symbole de la Révolution et sera célébrée chaque année comme la Fête nationale française.
- Politique : Louis XVI céda et reconnut l’Assemblée nationale.
- Militaire : Le roi rappela les troupes autour de Paris, mais ne put réprimer la révolte.
La Grande Peur (juillet-août 1789)
Dans les campagnes françaises, une panique collective se propagea :
- Des rumeurs circulaient selon lesquelles les nobles et le clergé complotaient pour écraser la révolution et affamer le peuple.
- Les paysans prirent les armes et attaquèrent les châteaux (symboles de l’oppression seigneuriale).
- Destruction des archives seigneuriales : Les paysans brûlèrent les registres des droits féodaux.
- Abolition des droits féodaux : Dans la nuit du 4 août 1789, l’Assemblée nationale abolit les privilèges féodaux (dîme, corvée, banalités).
Impact immédiat : Les premières réformes révolutionnaires
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 août 1789)
Le 26 août 1789, l’Assemblée nationale adopta à l’unanimité la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC).
Inspirée par :
- Les philosophes des Lumières (Rousseau, Montesquieu, Locke).
- La Déclaration d’indépendance américaine (1776).
Son contenu (17 articles) :
- Liberté et égalité : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » (Article 1)
- Droits naturels : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. » (Article 2)
- Souveraineté nationale : « La souveraineté réside dans la Nation. » (Article 3)
- Liberté : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. » (Article 4)
- Loi : « La loi est l’expression de la volonté générale. » (Article 6)
- Presomption d’innocence : « Tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable. » (Article 9)
- Liberté d’expression : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. » (Article 10)
- Propriété : « La propriété est un droit inviolable et sacré. » (Article 17)
Portée :
- La DDHC devint le fondement du droit constitutionnel français.
- Elle inspira les constitutions du monde entier (notamment en Europe et en Amérique latine).
- Cependant, elle n’accordait pas les mêmes droits aux femmes (Olympe de Gouges écrivit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791 en réaction).
La Constitution de 1791
En 1791, la France se dota de sa première constitution écrite :
Principales caractéristiques :
- Monarchie constitutionnelle : Le roi resterait en place, mais avec des pouvoirs limités.
- Séparation des pouvoirs (inspirée de Montesquieu) :
- Législatif : Assemblée unique (élue pour 2 ans).
- Exécutif : Roi (avec un veto suspensif).
- Judiciaire : Tribunaux indépendants.
- Suffrage censitaire : Seuls les hommes payant un impôt (environ 50% des hommes adultes) avaient le droit de vote.
- Abolition des privilèges : Fin des droits féodaux et des privilèges de la noblesse et du clergé.
Problèmes :
- Le roi conservait des pouvoirs importants (notamment le veto et le commandement de l’armée).
- Le suffrage censitaire excluait les plus pauvres (et toutes les femmes).
- La noblesse et le clergé restèrent hostiles à la révolution.
La fuite du roi et la fin de la monarchie (1791-1792)
20 juin 1791 : Fuite de Louis XVI et de la famille royale à Varennes (pour rejoindre des nobles émigrés à l’étranger et organiser une contre-révolution).
- 21 juin 1791 : Arrêt à Varennes → retour forcé à Paris.
- Conséquences :
- Le roi perdit toute crédibilité.
- La méfiance envers la monarchie s’accrut.
- Les républicains (comme Robespierre, Danton, Marat) gagnèrent en influence.
10 août 1792 : Prise des Tuileries :
- Une foule parisienne (soutenue par la Garde nationale) pritcha le palais des Tuileries.
- Louis XVI et sa famille se réfugièrent à l’Assemblée législative (qui avait remplacé l’Assemblée constituante en 1791).
- La monarchie fut suspendue.
21 septembre 1792 : Proclamation de la République :
- L’Assemblée abolit la monarchie et proclama la Première République française.
- La France devint une république (régime sans roi).
Conséquences à long terme : La Révolution change la France et l’Europe
La Terreur (1793-1794) : La Révolution dévorant ses enfants
La période de la Terreur (1793-1794) fut la phase la plus violente de la Révolution française.
Contexte :
- 1793 : La France était menacée :
- Guerre civile en Vendée (soutien à la monarchie).
- Guerres extérieures (coalition européenne contre la France révolutionnaire).
- Crise économique (inflation, pénuries).
- Divisions politiques (entre Girondins et Montagnards).
La prise de pouvoir par les Montagnards :
- 2 juin 1793 : Les Montagnards (dirigés par Robespierre, Danton, Marat) prirent le contrôle de la Convention (Assemblée législative).
- 10 juin 1793 : Chute des Girondins (modérés) → dictature des Montagnards.
Les mesures de la Terreur :
- Comité de salut public (créé en avril 1793) : Gouvernement révolutionnaire dirigé par Robespierre.
- Loi des suspects (17 septembre 1793) : Toute personne soupçonnée d’être un ennemi de la Révolution pouvait être arrêtée.
- Tribunal révolutionnaire : Jugements rapides et exécutions immédiates (guillotine).
- Culte de la Raison : Abolition du christianisme (remplacé par un culte civique).
Le bilan de la Terreur :
- 16 000 à 40 000 personnes furent guillotinées (selon les estimations).
- Parmis les victimes :
- Louis XVI (exécuté le 21 janvier 1793).
- Marie-Antoinette (exécutée le 16 octobre 1793).
- Des milliers de nobles, prêtres, bourgeois et paysans.
- Des révolutionnaires eux-mêmes (comme Danton, exécuté en avril 1794).
La chute de Robespierre (9 thermidor an II / 27 juillet 1794) :
- Robespierre deviendra de plus en plus paranoïaque et isolé.
- 27 juillet 1794 : Il fut arrêté puis guillotiné le lendemain avec ses principaux partisans.
- Fin de la Terreur.
L’essor de Napoléon Bonaparte
1795-1799 : Le Directoire (régime oligarchique) prena le pouvoir, mais fut incapable de stabiliser la France (corruption, crises économiques, guerres extérieures).
1799 : Le coup d’État du 18 brumaire :
- 9 novembre 1799 : Napoléon Bonaparte (général heureux de la Révolution) organisa un coup d’État avec Sieyès et Roger Ducos.
- Le Directoire fut renversé et remplacé par le Consulat (avec Napoléon comme Premier Consul).
- 1804 : Napoléon se proclama empereur → fin de la Révolution et début de l’Empire.
L’héritage de la Révolution française
1. La fin de l’Ancien Régime :
- Abolition définitive de la monarchie absolue.
- Fin des privilèges de la noblesse et du clergé.
- Naissance de la citoyenneté (tous les hommes sont égaux devant la loi).
2. La diffusion des idées révolutionnaires :
- Les droits de l’homme : La DDHC devint un modèle pour le monde entier.
- La souveraineté nationale : L’idée que le pouvoir vient du peuple (et non de Dieu) se répandit.
- Le nationalisme : La Révolution inspira les mouvements nationaux en Europe (Allemagne, Italie, Pologne).
3. L’essor des révolutions dans le monde :
- Haïti : Révolution haïtienne (1791-1804) → Première république noire (inspirée par la Révolution française).
- Amérique latine : Les révolutions d’indépendance (début XIXe siècle) s’inspirèrent des idéaux de 1789.
- Europe : Les révolutions de 1830 et 1848 furent influencées par la Révolution française.
4. Les limites de la Révolution :
- Les femmes furent exclues des droits politiques (Olympe de Gouges fut guillotinée pour avoir demandé l’égalité).
- L’esclavage ne fut pas aboli (il le sera en 1848).
- La Terreur montra les dangers de l’extremisme révolutionnaire.
Débat historique : La Révolution française était-elle nécessaire ?
Une révolution inévitable
Pour certains historiens, comme Georges Lefebvre :
- La Révolution était inévitable en raison des inégalités criantes de l’Ancien Régime.
- Les réformes étaient bloquées par les privilégiés (noblesse, clergé).
- La crise économique (dette, famines) rendait la révolution inévitable.
Une révolution évitable
Pour d’autres, comme François Furet :
- La Révolution aurait pu être évitée si les réformes avaient été menées à temps.
- Louis XVI et ses ministres (Turgot, Necker) tentèrent des réformes, mais manquèrent de détermination.
- La Révolution dégénéra en violence (Terreur) et n’apporta pas la stabilité (Napoléon pris le pouvoir).
Une révolution à la fois nécessaire et excessive
La plupart des historiens s’accordent pour dire que :
- Certaines réformes étaient nécessaires (abolition des privilèges, séparation des pouvoirs).
- Mais la violence de la Terreur (exécutions massives) fut excessive et contre-productive.
- La Révolution changea la France et l’Europe, mais son héritage est complexe (à la fois positif et négatif).
Conclusion : La Révolution qui changea le monde
La Révolution française (1789-1799) fut l’un des tournants les plus importants de l’histoire moderne. En 10 ans, elle bouleversa la France et transforma l’Europe.
Ses acquis majeurs :
- La fin de la monarchie absolue et la naissance de la démocratie.
- Les droits de l’homme et du citoyen (liberté, égalité, souveraineté nationale).
- La fin des privilèges féodaux.
- L’inspiration des révolutions dans le monde entier.
Ses excès et ses échecs :
- La Terreur (1793-1794) montrer les dangers de l’extremisme.
- L’exclusion des femmes des droits politiques.
- L’échec à instaurer une démocratie stable (Napoléon pris le pouvoir en 1799).
Son héritage aujourd’hui :
- La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reste un texte fondateur du droit international.
- Les idées de liberté, d’égalité et de souveraineté nationale continuent de façonner le monde.
- Le 14 juillet est célébré chaque année comme la Fête nationale française.
Comme le disait Victor Hugo :
« 1789, c’est l’an un de la liberté. »
Et cette liberté, nous la devons à ceux qui, en 1789, osèrent dire “non” à l’oppression et “oui” à l’espoir d’un monde meilleur.
Figures clés
| Nom | Rôle | Période | Sort |
|---|---|---|---|
| Louis XVI | Roi de France | 1774-1792 | Guillotiné en 1793 |
| Marie-Antoinette | Reine de France | 1774-1792 | Guillotinée en 1793 |
| Maximilien de Robespierre | Avocat, révolutionnaire | 1758-1794 | Guillotiné en 1794 |
| Georges Danton | Avocat, révolutionnaire | 1759-1794 | Guillotiné en 1794 |
| Jean-Paul Marat | Journaliste, révolutionnaire | 1743-1793 | Assassiné en 1793 |
| Emmanuel Sieyès | Abbé, théoricien politique | 1748-1836 | Survécut à la Révolution |
| Honoré Gabriel de Mirabeau | Noble, orateur | 1749-1791 | Mort naturel en 1791 |
| Jean-Jacques Rousseau | Philosophe des Lumières | 1712-1778 | Mort avant la Révolution |
| Voltaire | Philosophe des Lumières | 1694-1778 | Mort avant la Révolution |
| Olympe de Gouges | Féministe, auteure | 1748-1793 | Guillotinée en 1793 |
| Napoléon Bonaparte | Général, futur empereur | 1769-1821 | Pris le pouvoir en 1799 |
Chronologie des événements
| Date | Événement |
|---|---|
| 1774 | Avènement de Louis XVI |
| 1788 | Convocation des États généraux |
| 5 mai 1789 | Ouverture des États généraux |
| 20 juin 1789 | Serment du Jeu de Paume |
| 14 juillet 1789 | Prise de la Bastille |
| 4 août 1789 | Abolition des privilèges féodaux |
| 26 août 1789 | Déclaration des droits de l’homme et du citoyen |
| Octobre 1789 | Marche des femmes sur Versailles |
| 1790 | Nationalisation des biens du clergé |
| Juin 1791 | Fuite de Louis XVI à Varennes |
| Septembre 1791 | Adoption de la Constitution de 1791 |
| 10 août 1792 | Prise des Tuileries : chute de la monarchie |
| 21 septembre 1792 | Proclamation de la République |
| 21 janvier 1793 | Exécution de Louis XVI |
| 16 octobre 1793 | Exécution de Marie-Antoinette |
| 1793-1794 | La Terreur (Robespierre au pouvoir) |
| 27 juillet 1794 | Chute de Robespierre (9 thermidor) |
| 1795-1799 | Le Directoire |
| 9 novembre 1799 | Coup d’État du 18 brumaire (Napoléon prend le pouvoir) |
Sources et lectures complémentaires
Sources primaires
- Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) - Texte fondateur
- Constitution de 1791 - Première constitution française
- Mémoires de Madame Roland - Témoignage sur la Révolution
- Discours de Robespierre - Textes politiques du révolutionnaire
- Journal de Marat (L’Ami du peuple) - Pamphlets révolutionnaires
- Correspondance de Louis XVI - Documents sur la monarchie
Sources secondaires
- Georges Lefebvre, La Révolution française (1957) - Synthèse majeure
- François Furet, La Révolution française (1988) - Analyse révisionniste
- Albert Soboul, La Révolution française (1962) - Approche marxiste
- Eric Hobsbawm, Les Révolutions européennes 1789-1848 (1962) - Contexte européen
- Simon Schama, Citizens: A Chronicle of the French Revolution (1989) - Récit accessible
- David Andress, The French Revolution and the People (2004) - Rôle du peuple
- William Doyle, The Oxford History of the French Revolution (1989) - Synthèse récente
- Jean-Clément Martin, La Révolution à l’œuvre (2015) - Analyse des changements sociaux
Ressources en ligne
- Assemblée nationale : Archives de la Révolution française - Documents historiques
- Bibliothèque nationale de France : Révolution française - Manuscrits et archives
- Musée de la Révolution française (Vizille) - Musée dédié
- Wikipédia : Révolution française - Aperçu général
- BBC History : French Revolution - Documentaires et articles
- History.com : French Revolution - Articles et vidéos
“La Révolution française fut le plus grand mouvement de libération que l’Europe ait connu depuis le Moyen Âge.” — Albert Soboul